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Contrôle technique et revente : les obligations du marchand auto

Un contrôle technique périmé au moment de la vente, et c’est la transaction qui se bloque. Ce que tu dois fournir, et les exceptions.

Tu as trouvé une bonne affaire, l’acheteur est devant toi, et il te demande le contrôle technique. Le tien date de dix mois : la vente ne peut pas se faire en l’état. Le contrôle technique (CT) est l’une des rares pièces qui bloquent une transaction quand elle manque — voici exactement ce que la loi impose au professionnel qui revend, et les cas où tu n’as, au contraire, rien à fournir.

La règle de base : un CT de moins de 6 mois

Quand tu vends un véhicule de plus de 4 ans à un particulier, tu dois lui remettre un procès-verbal de contrôle technique daté de moins de 6 mois au jour de la cession. C’est la date du certificat de cession qui fait foi, pas celle de l’annonce ni de la première visite de l’acheteur.

Concrètement : si tu achètes une voiture à un particulier avec un CT qui a déjà 8 mois, tu devras le refaire à ton nom avant la revente. Ce coût (autour de 70–90 €) fait partie de tes frais — intègre-le à ton calcul de marge dès l’achat.

Les cas où le CT n’est PAS exigé

  • Véhicule de moins de 4 ans : aucun contrôle technique n’est encore obligatoire, donc rien à fournir.
  • Vente à un autre professionnel de l’automobile (marchand, garagiste) : tu es dispensé de fournir un CT. C’est l’acheteur pro qui s’en chargera avant de revendre à un particulier. Pense à le mentionner sur la facture.
  • Véhicule vendu pour destruction à un centre VHU agréé : pas de CT à présenter.
  • Certaines catégories particulières (véhicules de collection avec leur régime propre, engins non soumis au CT) suivent des règles à part — vérifie au cas par cas.

Autrement dit : l’obligation de CT récent naît surtout au moment où tu vends à un consommateur. Entre pros, la charge se transmet.

La contre-visite : attention au délai plus court

Si le contrôle a révélé des défaillances imposant une contre-visite, le véhicule n’est pas en règle tant qu’elle n’est pas passée avec succès. Une fois la contre-visite validée, tu dois pouvoir présenter ce justificatif récent (le délai est plus court qu’un CT complet — de l’ordre de 2 mois). Ne vends jamais un véhicule dont le PV mentionne une contre-visite « à réaliser » : l’affaire se retournera contre toi au titre de la garantie.

Qui paie, et comment bien s’organiser

  • Fais le CT au bon moment : juste avant la mise en vente, pas à l’achat. Un CT fait trop tôt peut expirer avant que la voiture ne parte, et tu paies deux fois.
  • Utilise le CT comme argument : un PV « vierge » de moins d’un mois rassure l’acheteur et accélère la vente. C’est un investissement commercial, pas seulement une contrainte.
  • Garde une copie du PV dans le dossier du véhicule, avec la facture et le certificat de cession — utile en cas de litige ou de contrôle.

Les pièges classiques

  • Compter en mois « ronds » : c’est bien 6 mois à la date de cession. Une vente qui traîne peut faire expirer un CT que tu croyais bon.
  • Oublier le coût du CT dans la marge : sur un véhicule acheté à un particulier, prévois quasi systématiquement un CT à refaire.
  • Revendre avec une contre-visite en suspens : c’est le défaut caché assuré, et ta responsabilité de vendeur professionnel est engagée.

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